Agir pour l’avenir de Cournon-d’Auvergne c’est préparer la Ville aux enjeux de transition énergétique et de sobriété. La municipalité investit sur les énergies renouvelables comme le photovoltaïque pour plus d’autonomie, innove par le suivi connecté des consommations pour plus d’efficacité, réhabilite ses bâtiments municipaux en alliant confort thermique et préservation des ressources. Résultat : en quatre ans, la collectivité a réduit son empreinte carbone tout en parvenant à limiter l’impact financier lié à l’inflation.
Augmenter la part des énergies renouvelables
Face aux défis environnementaux et économiques liés à la dépendance aux énergies fossiles, la Ville a fait évoluer son mix énergétique, auparavant uniquement orienté vers le gaz et l’électricité, en intégrant des énergies renouvelables comme le photovoltaïque et le bois. Pour éclairer ou chauffer les bâtiments municipaux, la part dédiée à ces énergies augmente d’année en année. Ainsi, d’ici 2026, les équipements pourraient être alimentés par 30% d’électricité photovoltaïque produite et autoconsommée à Cournon-d’Auvergne.
Quels bâtiments municipaux sont équipés de panneaux photovoltaïques ?
Le tennis, le camping municipal, le local des boulistes, la salle polyvalente, le centre de loisirs, l’école Henri-Bournel, le gymnase Joseph-Gardet, l’école Léon-Dhermain. Le 1 000e panneau photovoltaïque a été installé sur la Plaine des Jeux au mois d’octobre. L’essentiel de l’autoconsommation est réalisé sur ces sites et le surplus produit peut alimenter les équipements municipaux situés dans un rayon de deux kilomètres comme le cinéma, l’Hôtel de ville, l’Ehpad, la résidence autonomie ou encore les crèches. Par exemple, en juin 2024, 62% des besoins en électricité du cinéma et 40% des besoins de la Coloc de la Culture ont été couverts en autoconsommation.
Une chaufferie bois mutualisée
Auparavant, le groupe scolaire Henri-Bournel était alimenté par une chaudière gaz classique. Au moment de renouveler le système, la municipalité a fait le choix d’installer une chaufferie bois mutualisée entre les écoles et le gymnase Joseph-Gardet. La Ville adopte ainsi une démarche durable en intégrant une solution énergétique plus respectueuse de l’environnement et locale puisque les granulés de bois sont produits dans le Forez. Cette décision s’avère vertueuse car la chaufferie permet de diminuer l’empreinte carbone du système de chauffage de 174 tonnes de CO2 chaque année.

Mieux connaître et réduire les consommations d’énergie
La mise en place de la Gestion Technique des Bâtiments (GTB) sur 40 sites a permis de déceler les équipements les plus énergivores et de prioriser les interventions nécessaires pour corriger ce constat. Ainsi, la connaissance fine des usages, notamment les horaires et temps d’occupation et le type d’activités exercées, associée à l’application de nouvelles normes ont conduit à la création d’un Schéma Directeur Immobilier Énergétique (SDIE) en 2021. Cela signifie qu’un programme financier et technique sur plusieurs années peut être mis en œuvre pour isoler les toitures et/ou façades, remplacer les menuiseries, piloter en télégestion la régulation des températures et la planification des périodes de chauffe, passer l’éclairage en LED (relampage).
Des outils de contrôle et de suivi en temps réel
Tous les équipements sont équipés d’outils de contrôle comme les sondes analogiques qui permettent de connaître en temps réel la température dans les différentes salles, d’une école par exemple, tout comme des outils de suivi tels que les compteurs Linky et Gazpar qui relèvent les consommations à distance.
Des réalisations réussies
C’est suite à ce travail d’analyse que les gymnases des Alouettes et Joseph-Gardet ont été entièrement rénovés, que les travaux de la chaufferie bois mutualisée ont été lancés et que les travaux d’isolation et d’étanchéité de toitures de l’ensemble des écoles et du centre de loisirs ont été engagés. À la clé : un confort thermique en hiver comme en été, une réduction de la consommation d’énergie et un meilleur bilan écologique. Par exemple, la température mesurée en plein été sur une toiture avant et après rénovation démontre une diminution de plus de 40 degrés. À la suite de la rénovation complète du gymnase des Alouettes, la consommation de gaz et d’électricité a diminué de 60%.
Pour aller plus loin :
À ces actions s’ajoute un accompagnement des agents et usagers des différents équipements pour maximiser l’efficacité du dispositif, par exemple en aérant les locaux hors pic de chauffe ou en ne laissant pas l’éclairage allumé en dehors des horaires d’utilisation.
Agir pour l’avenir
En adaptant le mix énergétique pour le rendre plus résilient et en optimisant l’efficacité thermique des bâtiments municipaux, la collectivité parvient à limiter les gaspillages et les usages superflus de l’énergie. Ces initiatives sont renforcées par une approche plus globale de décarbonation dans toutes les politiques publiques développées par la municipalité et la métropole. Ainsi, l’extinction nocturne de l’éclairage public de minuit à 5h, le passage en LED, le renouvellement des réseaux d’eau, d’électricité et de gaz pour tous les travaux de voirie, l’évolution du réseau de transports et l’arrivée du tram-bus électrique pour se déplacer, l’amplification des pistes cyclables, la désimperméabilisation et la végétalisation des espaces publics, le choix de produits issus de l’agriculture biologique et labellisée pour la restauration scolaire et le réemploi de matériaux sont autant de mesures qui contribuent à restreindre l’impact environnemental et à préserver les ressources énergétiques.

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