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Défendons les principes fondamentaux de notre Démocratie

Le Maire 11/2009

Plus de 3000 Cournonnais ont participé à la consultation sur l’avenir du service public postal organisée le 3 octobre.
Après bien d’autres batailles - incinérateur, contournement routier de la ville, construction d’un 2ème pont - (batailles pas encore gagnées !) la résistance semble dorénavant bien ancrée dans notre culture et j’en suis fier. Une nouvelle fois, les Cournonnais ont su se mobiliser dès lors que l’intérêt collectif était en jeu .
Hélas, nous devrons encore nous mobiliser - citoyens et élus - contre deux projets gouvernementaux qui menacent la démocratie locale et les services publics, et mettent à mal l’autonomie fiscale et financière des collectivités locales.
L’un traite de l’organisation territoriale, l’autre de la fiscalité locale.
Avec la réforme de la Taxe professionnelle, l’Etat veut supprimer un des socles financiers sur lesquels s’appuient les collectivités locales, en premier rang desquelles les communes et communautés de communes.

Pour Clermont-Communauté, la réforme de cette taxe représentera une perte de plus de 12 millions d’euros. Cette année, nous avons eu la chance d’inaugurer la médiathèque Hugo Pratt le 17 mars et la salle festive L’Astragale, le 13 novembre.
Les premiers coups de pioche pour la nouvelle piscine ont quant à eux été donnés le 19 octobre.
Ces trois équipements communautaires n’auraient pu être réalisés si la réforme de la Taxe professionnelle avait été mise en place il y a cinq ans.
Certes, l’Etat a annoncé qu’il compenserait le manque à gagner des collectivités territoriales, mais avec quel argent ?
Après les 15 milliards d’euros accordés aux plus riches en 2008, il s’agit cette fois-ci d’un cadeau de 11 milliard d’euros fait au patronat avec votre argent : celui des impôts sur le revenu !
En clair, c’est vous qui allez payer à la place des entreprises.
Comment la décentralisation pourra t-elle continuer à fonctionner si les collectivités locales se voient privées de ressources autonomes ?
D’ailleurs, que restera t-il de la décentralisation dans les années à venir après l’effilochage dont elle fait l’objet ? Car l’avant-projet de loi de réforme des collectivités territoriales n’est rien moins qu’un bouleversement dans l’organisation territoriale de notre pays, allant à l’encontre des lois de décentralisation initiées sous le premier septennat de François Mitterrand.
« Il faut que les décisions soient prises là où elles devront être appliquées, sur le terrain, par des hommes en contact direct avec les problèmes » avait expliqué le Ministre de l’Intérieur, Gaston Defferre, défendant son projet devant l’Assemblée nationale, le 27 juillet 1981.
Il s’agissait alors d’instaurer une réforme fondée sur des identités fortes : celles des communes, des départements, des régions, enracinées dans l’histoire de France.
Ce que laisse entrevoir l’avant-projet de réforme montre que le Gouvernement va exactement dans le sens contraire en démantelant les communes, les départements et les régions, qu’il considère comme des contre-pouvoirs. Au nom d’une « rationalisation » qui ne manquera pas de frapper les finances publiques, il s’oriente vers un redécoupage administratif de la France qui éloigne les citoyens de leurs élus.
Or, cette démocratie de proximité est l’essence même de notre République. C’est elle qui permet aux élus d’analyser les besoins de la population et de lui apporter des réponses. C’est donc la place même du citoyen qui est au coeur de ce chamboulement programmé. Qu’aura t-il à gagner à voir un maire privé de ses compétences essentielles au profit d’un élu plus éloigné ?
Le 5 novembre dernier, à travers un vœu, le Conseil Municipal (excepté les 4 élus de l’opposition) s’est prononcé contre les projets de réforme de l’organisation territoriale et a demandé « une réforme ambitieuse de la décentralisation, favorable à une intercommunalité plus démocratique, plus cohérente et plus solidaire ».
En effet, nous considérons que la suppression de la moitié des Conseillers généraux et régionaux témoigne d’une véritable défiance envers les élus locaux et les collectivités territoriales qu’ils gèrent. Ces projets signifient à plus ou moins court terme la disparition des communes au profit des métropoles et des communes nouvelles, en laissant aux maires les seules compétences suivantes : état-civil, simple police, aide sociale, permis de construire.
Enfin, les pouvoirs coercitifs donnés temporairement aux préfets en matière d’intercommunalité sont la preuve de la volonté recentralisatrice de l’Etat dans l’organisation des territoires.
Nous pouvons peser sur les décisions tant qu’elles ne sont pas encore prises. Aujourd’hui, dans la France entière, nombreux sont les élus – de gauche comme de droite ! – qui montent au créneau contre ce projet de réforme.
Les citoyens doivent s’exprimer, eux-aussi, contre une loi qui va casser la relation de proximité privilégiée qui existe entre les élus et la population.
Une fois encore, je vous demande d’agir à nos côtés.

Bertrand PASCIUTO
Maire-Conseiller général de Cournon d’Auvergne

Edito mai 2009

Le maire

 

Parlons vrai, parlons franc: je ne vous cacherai pas que c’est dans un véritable climat d’incertitude que la majorité municipale a construit son budget 2009. Pour la première fois en effet, nous avons défini nos orientations budgétaires en ignorant quels seraient les moyens alloués par l’Etat à la commune. Pour la première fois, nous avons attendu la date limite pour voter le Budget : le 31 mars 2009. Pour la première fois, le pacte républicain qui est le garant des engagements des élus et permet aux collectivités d’établir des projets à moyens et longs termes est rompu. Nous, élus municipaux, toute tendance politique confondue, savons par exemple que la suppression de la DSU - dotation de solidarité urbaine - entraînerait une baisse dramatique des recettes communales. A Cournon, sur deux exercices, cela représente environ 500 000€ sur notre budget.

Edito de journal n° 169 (Septembre 2010)

Bertrand Pasciuto / septembre 2010

A l’heure où j’écris ces lignes, vient de s’achever avec succès la conviviale Foire de la Saint-Maurice, dont les Cournonnais apprécient la joyeuse ambiance à un moment où les vacances sont encore proches et la rentrée déjà faite. S’est également récemment achevée la Foire Exposition de Clermont-Cournon où notre stand de la Ville, dédié à « L’eau, bien public » a connu une belle affluence. De nombreux cournonnais sont venus témoigner de la qualité des services rendus par notre toute jeune « Régie municipale de l’eau ».
S’agissant de la rentrée scolaire, nous assistons cette année à l’évolution concrète de la carte scolaire avec la transformation de l’école Anne Sylvestre – qui va prendre un nouveau visage avec la « Maison des Citoyens » - et le confortement des écoles : Léon Dhermain et Lucie Aubrac qui voient leurs effectifs augmenter.
Vous le découvrirez dans ces pages, d’importants travaux d’extension ont été réalisés durant l’été pour accueillir deux classes supplémentaires à l’école Lucie Aubrac.
Comme chaque été, les différents corps de métier des ateliers municipaux se sont employés à rénover les groupes scolaires (tout comme les équipements sportifs).
Si la commune tient ses engagements sur la modernisation et l’entretien des équipements, l’Etat doit, de son côté, tenir les siens. Il ne le fait malheureusement pas, ne permettant pas à certains groupes scolaires de travailler dans les meilleures conditions souhaitées.
Je tiens à souligner que la mobilisation rapide et efficace des parents d’élèves, de l’équipe éducative et des élus a permis – in extremis - la création d’une classe supplémentaire à l’école élémentaire Henri Bournel, évitant des classes surchargées.
L’Education est le premier des services publics puisque l’avenir de chaque enfant se construit à partir de l’école. D’où la nécessité de tout mettre en œuvre pour favoriser la réussite scolaire. C’est pourquoi, allant bien au-delà de ses strictes obligations, la municipalité accorde des moyens importants aux écoles publiques maternelles et élémentaires de la ville : moyens financiers, distribution de trousses aux élèves de CP et de dictionnaires aux élèves de CE2, accompagnement scolaire (études, soutien scolaire, mise à disposition d’intervenants en langues vivantes, musique, sport… ), gratuité des transports scolaires, mise à disposition de bus pour les déplacements des écoles...
Le nouveau guide « Grandir à Cournon », remis aux familles lors des inscriptions en péri-scolaire et à l’occasion du Salon de la Famille le 2 octobre, témoigne de la richesse de l’investissement de la Ville en matière éducative.
En cette rentrée 2010/2011, l’augmentation sensible des inscriptions dans l’accueil péri-scolaire atteste bien de la qualité des services rendus.
Le 11ème Forum du CDVA qui s’est tenu les 25 et 26 septembre à la salle Polyvalente, en collaboration avec la municipalité, a permis de mettre en lumière la richesse du milieu associatif cournonnais.
Plus de 200 associations interviennent sur notre commune dans des domaines aussi variés que la culture, le sport, les loisirs, l’action caritative, l’entraide, la défense d’intérêts généraux. Ce bouillonnement associatif qui s’amplifie chaque année est un atout majeur pour notre commune puisqu’il exprime la diversité, la solidarité, l’engagement.
Dans notre société marchande où tout acte gratuit relèverait presque de temps révolus, qu’il me soit permis de remercier chaleureusement toutes les personnes bénévoles qui, en donnant généreusement de leur temps et en ne ménageant pas leurs efforts, sont les véritables moteurs de la vie associative, fer de lance de la citoyenneté.
Enfin, je ne peux conclure sans saluer la mobilisation populaire contre la réforme des retraites car une société qui veut faire travailler jusqu’à 62 ans, voir 67, alors que des centaines de milliers de jeunes n’ont pas de travail est véritablement une société qui « marche sur la tête » !

Bertrand PASCIUTO
Maire-Conseiller général de Cournon d’Auvergne

Edito du journal n° 170 (Décembre 2010)

Depuis plus de 20 ans, l’agglomération clermontoise et le département du Puy de Dôme échappent à la construction d’un incinérateur grâce à l’inlassable mobilisation des élus, de la population, de nombreuses associations et d’un collectif de 478 médecins Puydômois. Cournon et ses habitants ont pris une large part dans ce combat, avec une détermination qui n’a jamais faillie.
Aujourd’hui, les déchets recyclables sont de mieux en mieux recyclés : avec les déchets verts, ils représentent 44% des déchets sur les 21 communes de Clermont-Communauté. Les simplifications du tri prévues sur l’agglomération permettront de rajouter à la poubelle jaune quasiment tous les plastiques (barquettes, gobelets, pots de yaourts …). Ces progrès ont conduit à une baisse importante et régulière du tonnage de déchets restant à traiter. Les produits du tri sélectif étant devenus très rentables sur le marché des matières recyclables Ils permettent d’affirmer que l’incinération est un procédé industriel du passé et rend obsolète la méthode choisie par le VALTOM en 2002, lorsque les solutions alternatives compétitives n’existaient pas.
Le précédant préfet du Puy de Dôme avait, au nom de l’Etat, refusé l’autorisation d’exploiter à la société VERNEA, reconnaissant ainsi que l’incinération des déchets allait à l’encontre de l’intérêt général, aussi bien en matière de conséquences financières qu’environnementales et sanitaires.
Bien que des progrès aient été accomplis en matière de sécurisation de traitement des déchets par incinération, ce procédé industriel reste potentiellement dangereux en cas de dysfonctionnement. D’où la nécessité d’une nouvelle mobilisation alors qu’une décision du Tribunal administratif remet en selle le projet de construction d’un incinérateur à Beaulieu.
Pour rester dans les questions de santé, qui viennent en tête des préoccupations de chacun d’entre-vous, je tiens à rassurer les Cournonnais quant à la qualité de l’eau distribuée par notre régie municipale.
En effet, les nombreux travaux réalisés en ville ces derniers mois – qu’il s’agisse de la réfection des chaussées ou celles des canalisations – ont été à l’origine de diverses ruptures de canalisations qui ont entraîné la mise en suspension de dépôts de fer et de manganèse. D’où la fameuse « eau marron » qui rejoint parfois les installations privées. Comme je l’ai indiqué dernièrement au président de l’UDAC (Union Durable à Cournon), Michel Renaud, qui m’interrogeait sur la question, ce phénomène ancien et récurrent sur la commune résulte de la nature de l’eau de la nappe alluviale dont la teneur en fer et en manganèse génère, au fil des ans, un dépôt dans les conduites. Le bilan sur la qualité de l’eau distribuée à Cournon, rédigé par la DDASS du Puy de Dôme est néanmoins rassurant : « si la teneur en manganèse dépasse ponctuellement la référence ce qualité, le manganèse en soi n’a pas d’incidence sur la santé ». Il faut rappeler que la toxicité du manganèse ne survient à de très fortes doses, mais qu’à contrario, une carence en manganèse peut avoir de graves conséquences sur la santé.
Il n’en reste pas moins que la coloration de l’eau, bien que non dangereuse, est extrêmement pénible pour les usagers. C’est pourquoi, pour mettre un terme aux perturbations sur le réseau de distribution, la Régie de l’Eau fait réaliser une étude diagnostique par un cabinet spécialisé. Actuellement en phase d’achèvement, cette étude permettra d’inscrire au budget 2011 les premiers travaux prioritaires.
Pour rester dans les sujets qui préoccupent les Cournonnais, le contournement sud-est de la ville et la construction d’un 2ème pont sur l’Allier sont à nouveau à l’ordre du jour. L’association ENPA (Ensemble pour un Nouveau Pont sur l’Allier) organisait le 20 novembre dernier une manifestation à Clermont-Ferrand pour exiger cet aménagement indispensable pour assurer la sécurité des Cournonnais, pour améliorer leur qualité de vie et pour protéger les ressources en eau de l’agglomération clermontoise.
Le contournement sud-est de l’agglomération et la construction d’un nouveau pont constituent un enjeu majeur et urgent au titre de l’aménagement du territoire du Grand Clermont et du département du Puy-de-Dôme.
Le 4 novembre 201O, à l’unanimité, le Conseil municipal a voté une délibération exigeant la création de cet aménagement « dans le respect de toutes les contraintes environnementales ». Il a également demandé que cette délibération soit intégrée à la nouvelle rédaction du SCOT (Schéma de cohérence territorial).
Tous ensemble, continuons de nous battre pour défendre notre avenir et notre qualité de vie.

Bertrand PASCIUTO
Maire-Conseiller général de Cournon d’Auvergne

Edito du journal n° 168 (Juin/Septembre 2010)

Bertrand Pasciuto / Juin 2010
Cournon, ville qui bouge !

Comme vous pourrez le constater dans les pages qui suivent, Cournon bouge ! De nombreux chantiers et aménagements publics ou privés sont en cours de réalisation ou en projet. Pour n’en citer que quelques uns : le Pôle de Médiation Culturel, l’extension de l’EHPAD, l’extension de l’école maternelle Lucie Aubrac, l’aménagement d’un espace garderie à l’école maternelle Pierre Perret, l’aménagement de l’avenue de la République, la future Maison des Citoyens, le Centre de Secours du SDIS, le projet commercial de Sarlièves-Sud, l’éco-quartier du Palavezy, le funérarium, ou encore, les nouveaux programmes d’habitat au quartier de la Poëlade …

Le 19 mai dernier, nous avons inauguré une aire Multisports à proximité de l’école Léon Dhermain. Devant le succès de l’aire du même type installée en 2006 aux Pointilloux, et face à une forte demande, nous avons décidé d’en créer une nouvelle sur cet espace vert qui fera l’objet d’aménagements paysagers et servira de lien entre les zones d’habitat, les espaces publics et les commerces.
Cet espace sera aussi le trait d’union avec le futur éco-quartier du Palavezy dont la réalisation sera précédée d’une concertation avec les Cournonnais (le 8 juillet à l’Astragale).
Devant le succés remporté par les « Pass-Foncier » sur le groupe d’habitations « Le Parc » au quartier des Toulaits, la Ville de Cournon renouvelle en 2010 son engagement dans ce dispositif de soutien à la construction qui permet aux ménages à revenus modestes d’accéder à la propriété.
20 « Pass-Foncier » seront ainsi accordés aux acquéreurs d’un logement à la Poëlade. Ils concernent le groupe d’habitation « Les jardins du grand Mail » ou la résidence collective « le grand Mail ».
Jusqu’à ce jour, Cournon est la commune du Puy de Dôme qui a délivré le plus grand nombre de « Pass-Foncier ». A ce titre, elle fait figure de référence et je m’en réjouis puisqu’il s’agit là d’une démonstration de notre volonté politique de favoriser la mixité sociale, dans les anciens quartiers, comme les nouveaux.
Vous le découvrirez à travers la banderole qui figure sur le fronton de la mairie : comme elle l’a fait pour Florence Aubenas, la Ville de Cournon se mobilise pour exiger la libération de Stéphane Taponier et Hervé Gesquière, journalistes de France3 retenus comme otages par les Talibans en Afghanistan.
Vous trouverez dans les espaces publics communaux des pétitions demandant leur libération et découvrirez leurs visages sur nombre d’affichettes.
Je tiens à rappeler que ces deux journalistes faisaient leur métier, et non pas du tourisme lorsqu’ils ont été enlevés. Ils auraient pu, comme il en est couramment l’usage, se contenter de relayer les informations transmises par le SIRPA (service de presse des armées). A la propagande, ils ont préféré la véritable information qu’ils sont allés chercher eux-mêmes sur le terrain. La liberté de la presse a un prix. Aujourd’hui, Stéphane Taponier et Hervé Guesquière le paient au prix fort. Ne les laissons pas tomber !
A l’instar d’autres villes en France, mobilisons-nous pour leur libération.
Dans le « Cahier d’été » inséré dans ce journal (rassurez-vous, il ne s’agit pas de devoirs de vacances !) vous trouverez des activités variées, accessibles à tous dans les domaines festifs, culturels et sportifs …
Dores et déjà, je vous invite à participer aux nombreux rendez-vous qui vous sont donnés dans les semaines à venir : Journées du Patrimoine de Pays, Festival Give Me Five, Passeurs d’Image, les Marchés nocturnes, le 1er critérium cycliste professionnel, le 5e Triathlon, les loisirs autour du plan d’eau … et bien d’autres encore .
Tout prochainement aura lieu un temps fort de la vie associative Cournonnaise : les Feux de la Saint-Jean organisés au Plan d’eau par le CDVA le 19 juin.
Comité pour le Développement de la Vie Associative cournonnaise, le CDVA fédère les nombreuses associations locales et les soutient dans leurs projets. J’espère que vous serez très nombreux à participer à cette grande soirée conviviale qui renoue avec une de nos vieilles coutumes locales.
Enfin, vous l’avez certainement vu sur nos panneaux d’affichage : la Municipalité a décidé de lancer, une nouvelle fois, une campagne de sensibilisation à la propreté. Avec l’arrivée des beaux jours, alors que chacun entend profiter de l’espace public dans un environnement agréable, il est bon de rappeler que la propreté est l’affaire de tous. Au quotidien, des gestes simples permettent de garder une ville propre où il fait bon vivre.
Ayons donc, en toute occasion, le geste citoyen.
Je vous souhaite un agréable été !

Bertrand PASCIUTO
Maire-Conseiller général de Cournon d’Auvergne

Edito du journal n° 172 (Mars/Avril 2011)

Al’heure où j’écris ces lignes, seuls les résultats du premier tour des cantonales sont connus. Ils confirment cependant un rejet de la politique du pouvoir en place qui se traduit par une large abstention, une montée de l’extrême droite et un net progrès de la Gauche.
Hélas, le fort taux d’abstention permet au gouvernement de minimiser sa déroute, même si celle-ci s’apparente à une véritable claque.
La gauche et, plus largement, tous les démocrates et les républicains, affichent de sérieuses inquiétudes face à la progression du Front nationale qui fait son lit dans les situations de désespérance : chômage, absence de perspectives, sentiment d’exclusion, accumulation des difficultés quotidiennes …
Ils dénoncent aussi avec force, l’attitude d’un président de la République qui, sous prétexte de ravir des voix au Front national, n’hésite pas à mordre sur ses lignes, empruntant des thèmes chers à l’extrême-droite. Les idées ont marqué les esprits, mais à une pâle copie, les électeurs ont préféré l’original.
Plus que jamais, il est temps de redonner de véritables perspectives et des raisons d’espérer à ceux et celles qui ont abandonné tout espoir d’un avenir meilleur et plus serein. Plus que jamais, il est nécessaire de construire un projet pour une véritable transformation sociale qui nous sortira de l’ornière du désespoir.
A Cournon, nous partageons des valeurs fortes qui sont l’attachement au service public et à la solidarité. Cela se traduit à travers les actions de nos nombreuses associations communales, mais aussi par les gestes simples, les services rendus entre voisins.
Je rappelle que la solidarité est une priorité forte de la Ville de Cournon qui se décline dans toutes les politiques municipales : de l’éducation aux personnes âgées, de l’habitat au développement des quartiers, de la culture au sport…
Ces politiques sont animées par une même vision, celle de la solidarité et de l’amélioration de la qualité de vie, celle du bien-vivre ensemble dans notre commune.
Si nous subissons la politique destructrice du Gouvernement (emploi, retraites, protection sociale, services publics…), au moins tentons-nous, au niveau communal, d’offrir à nos concitoyens la qualité de vie à laquelle ils sont en droit de prétendre.
C’est pour défendre cette qualité de vie, chère à tous les Cournonnais, que nous avons décidé, après des années de combats et de multiples recours légaux, d’occuper avec les associations opposées à l’incinérateur, le site de Beaulieu, aux portes de Cournon.
Une décision prise dans l’urgence avec les municipalités de Lempdes, Aulnat et Clermont-Ferrand, alors que l’imminence des travaux de terrassement préalables à la construction de l’incinérateur, nous était annoncée.
Il serait irresponsable de laisser construire un incinérateur à notre porte (et ailleurs !) alors que l’on sait combien ce procédé est dangereux pour notre santé et celle des générations à venir. Combien aussi, il est contraire aux pratiques citoyennes que sont le tri des déchets et le recyclage.
Tous ensemble, élus et habitants de Cournon, restons à l’image de ce que nous sommes : des citoyens vigilants, actifs, et solidaires.

 

Edito du journal n° 173 ( Mai / Juin 2011)

Incinérateur : obligeons le VALTOM à renoncer !

Depuis le 20 avril, ceux et celles d’entre vous qui empruntent la route conduisant au rond-point du Brézet ont pu voir s’élever un curieux village de tentes et de chalets de bois en bordure du chemin conduisant au site de Beaulieu.

Ce « village de la résistance » est le camp de base de l’ultime lutte qui vient de s’engager pour mettre un terme à la construction de l’incinérateur.
Un dernier combat où la participation de tous est requise. La mobilisation doit être générale et sans faille. Au terme de ce combat, la démocratie doit sortir gagnante.
Car c’est bien de démocratie dont il est question.
Lorsqu’un syndicat mixte de traitement des ordures ménagères – le VALTOM – sûr de détenir La Vérité, impose un mode de traitement des déchets dépassé, dangereux, rejeté par la population et les élus, dénoncé par un collectif de 531 médecins de l’agglomération clermontoise et de nombreuses associations, dont l’UFC-Que Choisir, il s’agit bel et bien d’un acte qui bafoue la démocratie.
Si la construction d’un incinérateur est massivement rejetée par la population, c’est parce que depuis de nombreuses années, des études successives menées par d’éminents scientifiques ont montré que la pollution par les incinérateurs (dioxines, furanes, plomb, arsenic, cadmium, mercure…) n’était pas maîtrisée et constituait un risque sanitaire majeur.
Pourquoi le VALTOM s’entête t-il à faire prendre aux populations un risque pour la santé publique, alors que des expériences et des connaissances nouvelles sont connues ?
Pourquoi brûler des déchets que l’on peut recycler ?
Alors que le coût de l’énergie et des matières premières ne cesse de croître, les déchets doivent, dorénavant, être considérés comme une ressource et recyclés au maximum.
L’expérience prouve que toutes les solutions alternatives à l’incinération passent, en priorité, par une réduction des déchets à la source, par un tri sélectif sérieux de la part des ménages – ce qui est fait avec Clermont-Communauté – et par une gestion de proximité des déchets. Par essence, un incinérateur est un véritable aspirateur à déchets, contraire aux bonnes pratiques environnementales que nous mettons en place.
Clermont-Communauté propose de moderniser le centre d’enfouissement de Puy-Long et de créer un système de tri mécanique et de valorisation biologique. Solidaire de l’ensemble des territoires, la Communauté d’agglomération est également prête à traiter une grande partie des déchets produits dans le département.
Faut-il souligner que la construction d’un incinérateur dans l’agglomération clermontoise ne serait pas sans conséquences sur les territoires ruraux ?
En effet, bien malin qui pourra prédire en quels lieux s’effectueront les retombées des molécules toxiques.
Certains d’entre-vous m’interpellent aujourd’hui sur la pertinence à continuer le combat alors que les travaux ont débuté sur le site de Beaulieu.
« Que peut-on encore espérer ? » me dites-vous.
Et bien tout d’abord, il faut garder à l’esprit que tant que l’incinérateur ne fonctionne pas, rien n’est perdu. Car si le VALTOM accepte de renoncer à la construction de l’incinérateur, Clermont-Communauté est prête à assumer les conséquences financières à court terme pour économiser plus de 150 millions d’euros sur le moyen terme et faire économiser aux contribuables 5 millions d’euros par an.
C’est pourquoi il ne faut surtout pas baisser les bras. Bien au contraire. Il faut s’engager dans la mobilisation qui est entrain de se renforcer autour du « village de la résistance » et faire entendre plus haut et plus fort notre voix. J’appelle toutes les Cournonnaises et tous les Cournonnais à le faire. Lors du dernier Conseil municipal, les élus ont voté une délibération autorisant le maire à engager toute action utile à l’empêchement de la construction de l’incinérateur.
Depuis le 20 avril, sur ce lieu symbolique de notre résistance, se relaient jour et nuit des opposants au projet d’incinérateur. Membres du collectif d’associations environnementales, simples citoyens, élus … se retrouvent pour afficher leur détermination et montrer que le combat est loin d’être terminé.
Rejoignez les, signez et faites signer la pétition en cours, informez-vous et informez autour de vous, participez à cet élan collectif …
Alors que l’on fête cette année le trentième anniversaire du départ de l’armée du camp du Larzac, je rappelle que cette victoire arrachée après l’élection de François Mitterrand est le fruit d’une lutte acharnée, qui, d’une revendication locale, partie d’une poignée de paysans, est devenue au fil du temps, une cause nationale, emblématique d’une société en quête de changements.
La Constitution française pose le principe de précaution à travers les articles suivants :
Art 1 : chacun à le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de l’environnement.
Art 2 : toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement
Art 4 : toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi.
Dores et déjà, je mets en garde le président du VALTOM sur les choix qui l’engageront personnellement sur la base des Constitutions françaises et européennes : un jour sera venu où des poursuites pourront être lancées contre ceux qui auront contribué, en connaissance de cause, à faire courir des risques à autrui en polluant notre environnement et en affectant notre santé.

Bertrand PASCIUTO
Maire-Conseiller général de Cournon d’Auvergne

 

Edito du journal n° 174 ( Juillet / Août 2011)

Al’heure où j’écris ces lignes, voici venu le moment de penser aux vacances. Qu’il parte ou non, quels que soient ses moyens, chaque Cournonnais est en droit de profiter pleinement de la belle saison.
La Ville s’est mobilisée pour que tous les habitants de la commune traversent agréablement l’été.
A Cournon, nombreuses sont les possibilités offertes aux enfants et adolescents de profiter au mieux de leur temps libre : animations pour les 3-16 ans, séjours et mini-séjours de vacances mis en place par le service Enfance-Jeunesse …
A ces activités proposées sur la base de tarifs accessibles à tous, grâce à la mise en place de quotients familiaux, il convient d’ajouter toutes les possibilités de distractions accessibles à toutes les tranches d’âge : aires de jeux, skate-park, terrains de sports (le tout en libre accès !), médiathèque, piscine, ludothèque…
Cet été encore, trois séances gratuites de cinéma en plein air auront lieu en différents quartiers de Cournon (voir notre cahier d’été) et les jeunes âgés de moins de 25 ans bénéficieront de places à 2,50 euros, du 2 juillet au 31 août, au cinéma municipal Le Gergovie.
Avec le succès qu’on lui connaît, le plan d’eau prendra une nouvelle fois des allures balnéaires avec, pour la première fois, la présence d’agents de médiation aux côtés des policiers municipaux et des surveillants de baignade. Les uns et les autres permettront à la population de pratiquer en toute quiétude les activités de pêche, de baignade ou de kayak. A noter que cette année, le plan d’eau accueillera tous les jeudis d’août, entre 17h et minuit, les Marchés Nocturnes dont le succès se confirme à chaque nouvelle édition. Comme les années passées, ceux-ci auront également lieu les 30 juin, 7, 21 et 28 juillet , sur les rues commerçantes du haut de Cournon.
Autre nouveauté estivale : pour assurer la tranquillité et la sécurité de nos concitoyens, la police municipale a mis en place une opération baptisée « Tranquillité vacances » , menée conjointement avec la police nationale.
Comme nous n’oublions pas la solidarité, si essentielle à l’esprit de la Ville de Cournon, nos concitoyens les plus âgés et les plus isolés peuvent, en cas de besoin ou de difficultés, contacter le PRIS (Point Rencontres Informations Seniors) au 04 73 84 68 79.
Dans ce journal, vous découvrirez notre dossier consacré au futur éco-quartier du Palavezy (à quelques encablures du site néolithique où s’installèrent, il a quelques 8000 ans, les premiers cournonnais !).
Ce nouveau quartier s’inscrit dans une démarche urbanistique qui va permettre, au-delà du nouvel ensemble de logements, d’aménager un secteur important allant jusqu’au quartier du Lac.
A travers ce projet, nous comptons agir sur le cadre de vie en transformant et en améliorant les espaces publics (places, trottoirs, rues, espaces verts …) afin que chaque Cournonnais se sente bien dans sa ville.
Ce futur aménagement, qui a nécessité une mobilisation importante des élus, des partenaires et des usagers (22 réunions, dont 2 publiques et 2 ateliers-citoyen), s’inscrit dans un projet de rénovation urbaine qui prend en compte les nouvelles directives environnementales mais aussi, nos attentes sociétales (mixité sociale et générationelle ; logements de qualité à des prix abordables, vitalité culturelle … )
Face à une situation nationale qui est loin d’être brillante, les difficultés demeurent et s’aggravent. Cela se ressent dans notre ville malgré les moyens municipaux mis en œuvre pour garantir à tous la qualité de vie et la sérénité auxquelles chacun est en droit de prétendre. L’emploi, le chômage et le logement sont des questions essentielles pour nombre de Cournonnais qui me font part quotidiennement de leurs inquiétudes. La baisse du pouvoir d’achat et la hausse brutale du gaz, de l’électricité et du carburant, rendent la vie difficile pour bien des ménages, y compris ceux qui disposent de revenus.
Je souhaite qu’un futur meilleur se dessine rapidement tant le contexte national est aujourd’hui inquiétant. Dans cette attente, que j’espère courte, j’ai l’espoir que la solidarité, la fraternité et la convivialité, l’emporteront sur les situations de repli et d’individualisme.
L’été est une saison propice aux sorties, aux rencontres, aux échanges, aux découvertes … Je souhaite que le soleil soit de la partie pour chacun d’entre-vous !

Bertrand PASCIUTO
Maire-Conseiller général de Cournon d’Auvergne

Edito du journal n° 175 (Septembre/Octobre 2011)

Dans ce journal municipal, qui sonne l’heure de la rentrée, nous consacrons un dossier au Plan Local d’Urbanisme (PLU). Il permettra aux nouveaux habitants de se familiariser avec la configuration de notre commune et aux plus anciens – voire très anciens pour certains ! – de suivre les évolutions que connaît Cournon depuis plusieurs décennies. Il permettra enfin à tous – cartographie à l’appui - d’entrevoir le Cournon de demain mais aussi, celui des 50 années à venir.
Cette présentation de notre commune à travers ses différents quartiers et secteurs, précise les orientations de chacun : zones urbaines, zones à urbaniser et zones protégées. Ces orientations, conformes au programme de la Majorité municipale, s’organisent autour de quatre grands objectifs :

  • préserver un cadre environnemental et paysager de qualité
  • créer un habitat diversifié à proximité des équipements et services
  • mettre en œuvre une politique globale de déplacement
  • conforter la vocation économique de Cournon et maintenir les grands équilibres commerciaux.

Le règlement du PLU contient 14 articles par zone qui déterminent l’occupation du sol et les conditions de construction. N’hésitez pas à consulter le service Urbanisme de la mairie pour tout projet, que ce soit pour la couleur donnée à une façade … ou la construction d’un simple abri de jardin !
A l’heure des bilans de rentrée, alors que comme chaque année, en période estivale, nous constatons une recrudescence des cambriolages, nous pouvons nous féliciter du partenariat entre notre police municipale et la police nationale qui a permis la réussite de l’opération « Tranquillité vacances ». Une centaine de cournonnais (à leur demande) ont eu recours à ce dispositif durant leur absence. Les rondes régulières et à des horaires différents effectuées par les deux corps de police ont abouti à cet excellent résultat : aucune habitation faisant l’objet de surveillance n’a été cambriolée.
Autre opération réussie : la présence d’agents de médiation sur la zone de loisirs/plan d’eau. Ces jeunes circulant à vélo et arborant des T-shirts aux couleurs de la Ville ont été recrutés pour assurer la tranquillité des usagers sur le site durant la période estivale. Leur présence à la fois discrète et cordiale, a facilité les contacts et favorisé le dialogue, meilleure arme pour prévenir les incivilités.
L’insécurité ne doit pas fragiliser le lien social et favoriser le repli sur soi. Les droits et devoirs de chacun sont indissociables et chaque citoyen peut prétendre à la tranquillité et à la sécurité. C’est pourquoi nous souhaitons renforcer le partenariat avec les acteurs de la justice, de l’éducation, de la prévention. Je fais partie des élus qui pensent que prévention et répression doivent systématiquement aller de pair.
Malheureusement, l’augmentation des effectifs de police que nous réclamons chaque année reste lettre morte. Depuis 2003, le Commissariat de Cournon a perdu 30 policiers, soit un tiers des effectifs. Un chiffre conséquent lorsque l’on sait l’importance d’une police de proximité. Hélas, la réduction d’impôts consentie aux plus riches a conduit aux coupes sombres que l’on sait dans la fonction publique. La police en a fait les frais au même titre que les enseignants, les personnels soignants, les agents des routes, etc …
Pour pallier ce manque, que nous propose le Gouvernement en matière de police de proximité ? Les « Voisins vigilants » !
Le principe est simple : des voisins s’inscrivent auprès de la police pour devenir « référent » dans leur quartier et noter ce qui leur semble anormal : numéro d’immatriculation suspect, comportement jugé étrange, code vestimentaire, description de visiteurs … Drôle de réplique au sentiment d’insécurité que de faire appel à la délation. Désormais, tout le monde peut surveiller tout le monde ! Une dérive « sécuritaire » qui menace les libertés individuelles et la vie privée.
Parce que je fais confiance aux institutions républicaines, j’estime qu’il appartient à la police dont c’est le travail, et à elle seule, de poursuivre les délinquants.
Quelques villes, notamment dans le sud de la France, ont déjà cédé à cette triste mode des « shérifs » de quartier, poussant le mauvais goût jusqu’à le signaler à leurs entrées de ville par un logo arborant un œil sous lequel il est écrit « voisin vigilant».
Pour ma part, je préfère le panneau « Ville-Amie des Enfants » qui figure aux entrées de Cournon et signe notre engagement aux côtés de l’Unicef. C’est à ce titre que nous relayons l’appel à la générosité lancé par cette dernière au profit des milliers d’enfants frappés par la famine dans la Corne de l’Afrique.
« C’est une question de vie ou de mort » nous a alerté Jacques Hintzy, président de l’Unicef-France.

Bertrand PASCIUTO
Maire-Conseiller général de Cournon d’Auvergne

 

Edito du Journal n°176 (Décembre 2011/Janvier 2012)

Bertrand Pasciuto / novembre 2010

Al’occasion de la 11ème Conférence des Villes qui s’est tenue le 28 septembre, sur le thème « Urgence économique et sociale : oser de nouvelles réponses », l’Association des Maires des grandes villes de France avait commandé un sondage à la SOFRES sur le ressenti des Français par rapport à leur situation personnelle. Si 14% des personnes interrogées ont l’impression de vivre mieux, 75% d’entre elles estiment vivre moins bien qu’avant. Ce taux de réponse constitue un « record historique » depuis la première enquête SOFRES réalisée sur cette question en 1981.
Ce sentiment est fortement perçu chez les 25-49 ans (81%) et aussi chez les employés et ouvriers (84%). Les résultats de ce sondage n’ont guère surpris les élus, confrontés chaque jour aux peurs et à la désespérance de leurs concitoyens.
Comment ne pas s’inquiéter, en effet, alors que le chômage longue durée augmente, que les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux, que les destructions d’emplois touchent les seniors tandis que les jeunes diplômés peinent à trouver un emploi …
Comment ne pas s’inquiéter, surtout, lorsque l’on assiste depuis plusieurs semaines, sur fond de crise européenne, à une campagne acharnée destinée à effrayer les classes moyennes et populaires …
Alors qu’elle est née du choix des Etats, gérés par les droites libérales européennes, d’emprunter pour sauver les banques, il est révoltant de constater que cette crise porte des fruits … juteux. Obéissant aux agences de notations et aux financiers qui exigent des coupes sombres dans les budgets publics et les dépenses sociales, on supprime des centaines de milliers de fonctionnaires, on ampute leurs traitements, on remet en cause les droits du travail, on relève les tarifs des services publics et des impôts indirects - les plus inégalitaires ! - on réduit le remboursement des soins, bref, on exauce tous les vieux rêves de la Droite.
Sur fond de crise, on ponctionne à tout va : taxe supplémentaire sur les mutuelles, augmentation des taxes sur les boissons et le tabac, déremboursement des médicaments, etc . On accroît les impôts injustes mais on se garde bien d’engager la réforme fiscale qui tiendrait compte des revenus réels du travail et du capital.
Quel meilleur moment que celui-ci pour remettre en cause les conquêtes du progrès social et mener une politique qui assèche la croissance avec la baisse de consommation des ménages !
Avec la dette publique, on veut faire croire que la seule issue possible est la mise en place d’une politique d’austérité. Faut-il rappeler qu’il y a déficit lorsque les dépenses excèdent les recettes et que rapporté à la population française, les dépenses ont peu augmenté depuis 20 ans.
Par contre, souvenons-nous que le Rapporteur de la loi de finances 2010, le député UMP, Gilles Carrez, avait estimé à 80 milliards d’euros le manque à gagner pour l’Etat engendré par les différents aménagements fiscaux.
Souvenons-nous aussi du tour de force de François Fillon, qui, après avoir lâché qu’il était à la tête « d’un Etat en faillite », avait trouvé en quelques jours les centaines de milliards destinés à secourir les banques !
Sur fond de crise, la Majorité gouvernementale - certainement convaincue que diviser permet de mieux régner - dresse les salariés contre les fonctionnaires, les travailleurs contre les chômeurs, les campagnes contre les villes, les seniors contre les jeunes, ceux qui « sont d’ici » contre « ceux qui viennent d’ailleurs »…
Au niveau de l’Europe, on tente de dresser les pays les uns contre les autres. Les marchés édictent leurs lois et émettent des notes, ils constituent des classements lourds de conséquence pour les pays qui doivent payer la facture. Le destin des peuples doit-il se forger dans les bureaux de la banque centrale ou du FMI ? Bien sûr que non !
En Grèce, le célèbre chanteur-compositeur Mikis Theodorakis, créateur du Comité Consultatif du Mouvement des Citoyens Indépendants, a appelé à la Résistance : « Résistez au totalitarisme des Marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. Il ne faut pas autoriser les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elles-même générées sous forme de dettes … ». Et de rappeler que la démocratie est née à Athènes … lorsque Solon* a annulé les dettes des pauvres envers les riches !
Depuis plusieurs mois, le mouvement des Indignés gagne du terrain partout dans le monde. En France, l’échéance des élections présidentielles suscite un espoir que l’on a pu mesurer à l’occasion des premières « primaires citoyennes » organisées dans le pays. A Cournon, une très nombreuse participation a été enregistrée. Elle témoigne de l’intérêt de la population pour la vie publique et la démocratie, mais surtout, d’une réelle envie de changement.
Au niveau communal, bien décidée à ne pas baisser les bras, la municipalité continue de répondre aux différentes attentes des Cournonnais pour aider les parents à concilier travail et famille, pour compléter les apprentissages scolaires (voir notre dossier en pages centrales), pour aider les personnes âgées à sortir de la solitude, pour favoriser l’accès à des logements de qualité accessibles au plus grand nombre, pour développer l’emploi, pour que la culture, le sport et la vie soient le socle du vivre ensemble …

* Solon : 640 – 558 av JC, homme d'État, législateur et poète athénien. Souvent considéré comme ayant instauré la démocratie, il fait partie des Sept Sages de la Grèce.

Bertrand PASCIUTO
Maire-Conseiller général de Cournon d’Auvergne,
1er Vice-Président de Clermont Communauté

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