Edito du journal n° 175 (Septembre/Octobre 2011)

Dans ce journal municipal, qui sonne l’heure de la rentrée, nous consacrons un dossier au Plan Local d’Urbanisme (PLU). Il permettra aux nouveaux habitants de se familiariser avec la configuration de notre commune et aux plus anciens – voire très anciens pour certains ! – de suivre les évolutions que connaît Cournon depuis plusieurs décennies. Il permettra enfin à tous – cartographie à l’appui - d’entrevoir le Cournon de demain mais aussi, celui des 50 années à venir.
Cette présentation de notre commune à travers ses différents quartiers et secteurs, précise les orientations de chacun : zones urbaines, zones à urbaniser et zones protégées. Ces orientations, conformes au programme de la Majorité municipale, s’organisent autour de quatre grands objectifs :

Le règlement du PLU contient 14 articles par zone qui déterminent l’occupation du sol et les conditions de construction. N’hésitez pas à consulter le service Urbanisme de la mairie pour tout projet, que ce soit pour la couleur donnée à une façade … ou la construction d’un simple abri de jardin !
A l’heure des bilans de rentrée, alors que comme chaque année, en période estivale, nous constatons une recrudescence des cambriolages, nous pouvons nous féliciter du partenariat entre notre police municipale et la police nationale qui a permis la réussite de l’opération « Tranquillité vacances ». Une centaine de cournonnais (à leur demande) ont eu recours à ce dispositif durant leur absence. Les rondes régulières et à des horaires différents effectuées par les deux corps de police ont abouti à cet excellent résultat : aucune habitation faisant l’objet de surveillance n’a été cambriolée.
Autre opération réussie : la présence d’agents de médiation sur la zone de loisirs/plan d’eau. Ces jeunes circulant à vélo et arborant des T-shirts aux couleurs de la Ville ont été recrutés pour assurer la tranquillité des usagers sur le site durant la période estivale. Leur présence à la fois discrète et cordiale, a facilité les contacts et favorisé le dialogue, meilleure arme pour prévenir les incivilités.
L’insécurité ne doit pas fragiliser le lien social et favoriser le repli sur soi. Les droits et devoirs de chacun sont indissociables et chaque citoyen peut prétendre à la tranquillité et à la sécurité. C’est pourquoi nous souhaitons renforcer le partenariat avec les acteurs de la justice, de l’éducation, de la prévention. Je fais partie des élus qui pensent que prévention et répression doivent systématiquement aller de pair.
Malheureusement, l’augmentation des effectifs de police que nous réclamons chaque année reste lettre morte. Depuis 2003, le Commissariat de Cournon a perdu 30 policiers, soit un tiers des effectifs. Un chiffre conséquent lorsque l’on sait l’importance d’une police de proximité. Hélas, la réduction d’impôts consentie aux plus riches a conduit aux coupes sombres que l’on sait dans la fonction publique. La police en a fait les frais au même titre que les enseignants, les personnels soignants, les agents des routes, etc …
Pour pallier ce manque, que nous propose le Gouvernement en matière de police de proximité ? Les « Voisins vigilants » !
Le principe est simple : des voisins s’inscrivent auprès de la police pour devenir « référent » dans leur quartier et noter ce qui leur semble anormal : numéro d’immatriculation suspect, comportement jugé étrange, code vestimentaire, description de visiteurs … Drôle de réplique au sentiment d’insécurité que de faire appel à la délation. Désormais, tout le monde peut surveiller tout le monde ! Une dérive « sécuritaire » qui menace les libertés individuelles et la vie privée.
Parce que je fais confiance aux institutions républicaines, j’estime qu’il appartient à la police dont c’est le travail, et à elle seule, de poursuivre les délinquants.
Quelques villes, notamment dans le sud de la France, ont déjà cédé à cette triste mode des « shérifs » de quartier, poussant le mauvais goût jusqu’à le signaler à leurs entrées de ville par un logo arborant un œil sous lequel il est écrit « voisin vigilant».
Pour ma part, je préfère le panneau « Ville-Amie des Enfants » qui figure aux entrées de Cournon et signe notre engagement aux côtés de l’Unicef. C’est à ce titre que nous relayons l’appel à la générosité lancé par cette dernière au profit des milliers d’enfants frappés par la famine dans la Corne de l’Afrique.
« C’est une question de vie ou de mort » nous a alerté Jacques Hintzy, président de l’Unicef-France.

Bertrand PASCIUTO
Maire-Conseiller général de Cournon d’Auvergne

 

 

 

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