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Bref retour dans le passé

Les étapes de la formation du village

Les premières concentrations villageoises de Cournon dateraient des X et XIe siècles, grande période d’insécurité (chute du pouvoir royal, rivalités entre seigneurs), autour de l’abbaye Saint-Hilaire et Saint-Martin. Dès la fin du XIIe siècle, Cournon est partagée entre 2 seigneurs : un seigneur évêque (l’évêque de Clermont) et un seigneur laïc. A la suite d’une augmentation de la population, ces deux « villages » (le premier, situé autour de l’église Saint-Martin et de son cimetière, et le second autour de l’église Saint-Hilaire et de la forteresse laïque) se rejoignent. Ce nouveau village compte alors 2 églises, 2 paroisses et 2 justices, propriétés du seigneur évêque et du seigneur laïc.

La fin du Moyen-âge et la Renaissance

Le XIVe siècle est marqué à Cournon par plusieurs calamités. Tout d’abord, la Guerre de Cent Ans s’abat en Auvergne et Cournon n’échappe pas aux différentes occupations anglaises. Ce sont ensuite les famines et les épidémies de peste qui appauvrissent le village. C’est durant cette période bouleversée que les habitants adressent au Roi Charles VII une demande d’autorisation pour construire des murs et portes pour leur protection (il n’en reste aujourd’hui aucune trace).
Les paysans sont autorisés à élever ces fortifications et acquièrent le droit d’être armés (jusque là privilège des seigneurs). Au XVIe siècle, Cournon est de nouveau affaibli suite aux affrontements entre ligueurs (protestants) et royalistes (catholiques). Le Roi fera d’ailleurs remise aux habitants de Cournon de trois années d’impôts.

L’Ancien régime (XVI et XVII)

Plusieurs seigneurs se succèdent à Cournon : Michel Saulnier, Jean Ternier, Octavio de Strada. C’est également à cette période que l’épiscopat est favorable à un enseignement populaire (apprentissage du catéchisme et éducation des jeunes gens) donné par un maître ou une maîtresse.

L’époque contemporaine

L’amélioration des rendements agricoles et l’augmentation de la main-d’œuvre favorisent l’expansion économique. A Cournon, on vend du vin et de l’huile, et la production de blé est telle que toute la population peut être nourrie. La batellerie se développe et permet le transport des marchandises jusqu’à Paris par voie d’eau (l’ouverture du Canal de Briare en 1642 intensifie l’activité).
La Révolution entraîne de profonds changements. Les biens du clergé sont nationalisés et revendus. A Cournon, les meilleures terres sont acquises par de riches bourgeois.
Les seigneurs cessent d’exercer leur pouvoir. En 1790 les départements sont créés, avec comme circonscription de base la commune (correspondant plus ou moins aux limites des anciennes paroisses). Les deux paroisses de Cournon se fondent en une seule commune.
Le XIXe siècle marque l’âge d’or de la vigne à Cournon. La production céréalière est également très importante et favorisée par l’ouverture de la Gare de Sarliève permettant l’écoulement des produits agricoles (pommes de terre et betteraves sucrières…).
A la fin du XIX et au début du XXe siècle, le phylloxéra, le mildiou, puis les guerres entraînent la disparition presque totale du vignoble cournonnais. Des mutations sociales s’opèrent, les campagnes se vident et les habitants vont travailler dans les usines. Les années 20-30 voient l’apparition des ouvriers-paysans et le développement de mouvements de coopération entre les paysans (création de plusieurs coopératives : de distillation, de boulangerie, d’épicerie, de battage). Après la seconde Guerre, l’afflue de population à Clermont est tel que la ville commence à manquer de logements disponibles. Cournon fera alors partie des villes du schéma directeur d’aménagement de Clermont pour en éviter le développement anarchique. L’urbanisation de Cournon commence alors avec les premiers lotissements, puis dans les années 60 les grands immeubles collectifs du quartier du Lac.

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