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Réduisons ensemble les pesticides

Mauvaises herbes, herbes folles, indésirables, sauvages ou incongrues.

Les allées, trottoirs, avenues, rues et passages de la commune sont régulièrement balayés, désherbés et les herbes indésirables sont soigneusement supprimées. Néanmoins, ces espaces peuvent paraître beaucoup plus enherbés à certains moments de l’année et un peu moins entretenues qu’à l’ordinaire.

C’est tout simplement que la ville de Cournon-d’Auvergne poursuit sa démarche de réduction de l’utilisation des herbicides chimiques dans les lieux publiques. Cette démarche de diminution de l’utilisation des produits phytosanitaires entraîne un changement de nos paysages avec notamment une présence plus importante de flore spontanée dans nos espaces urbains.

On sait aujourd’hui que l’utilisation des pesticides n’est pas anodine : si ces produits permettent d’éliminer les organismes vivants, ils sont le plus souvent également néfastes pour la santé humaine.

La réduction de l’utilisation de ces substances chimiques n’est pas un parti pris politique ou économique mais une véritable action de santé publique.

La réduction de 50% dans l’utilisation des produits phytosanitaires dans les Zones Non Agricoles souhaitée par le Grenelle de l’Environnement de 2008, faisant suite à une directive européenne pour la préservation de la ressource en eau impose de nouvelles règles d’utilisation de ces produits.

La législation évolue d’ailleurs dans ce sens et, aujourd’hui, la plupart des herbicides sont aujourd’hui interdits dans les espaces fréquentés par les enfants (cours de récréation, crèches, haltes garderies, aires de jeux, centre de loisirs, …), près de tous les points d’eau (rivières et ruisseaux, fontaine, avaloirs, …) et aussi à proximité des établissements de soins recevant des personnes âgées, des adultes handicapées, … et ce, depuis la loi du 27 juin 2011.

Dans les autres cas, les produits les plus toxiques sont aujourd’hui interdits dans les lieux fréquentés par le public (parcs, jardins, espaces verts, terrains de sport et de loisirs ouverts au public). Pour les produits moins nocifs, une procédure lourde doit être engagée et mise en application : obligation d’affichage 24 heures à l’avance, fermeture du secteur pendant le traitement et application stricte de délai de rentrée du public sur site de 6 à 48 heures selon le type de produit utilisé.

Nombreuses sont les villes de France qui sont déjà engagées vers l’objectif du « ZéroPhyto » dans leur politique communal d’entretien du domaine publique. Métropoles régionales ou modestes communes rurales, elles cherchent toutes à bannir, à plus ou moins long terme, les produits phytosanitaires de leurs méthodes de gestion du territoire communal.

La commune s’est aussi engagée dans une réduction importante mais progressive de l’utilisation de ces substances chimiques. Relayée, encadrée et soutenue par Clermont Communauté, cette action vise principalement à protéger la santé des habitants, des agents des services communaux et, d’une manière plus générale, la qualité des eaux et l’environnement.

Depuis trois ans, le Centre Technique Municipal expérimente de nouvelles techniques et une organisation différente pour arriver à concilier réduction des herbicides et entretien de l’espace public. Cette décision entraîne inévitablement une modification profonde des manières de travailler ainsi que la vision que chacun a de notre paysage quotidien.

Le moindre brin végétal sur un trottoir était autrefois traité de « mauvaise herbe », pourchassé et définitivement éradiqué à grandes doses de produits toxiques. Aujourd’hui, il nous faut accepter ces indésirables et ces vagabondes, du moins, le temps que les services communaux aient le temps d’intervenir avec des méthodes, certes plus lentes et moins efficaces, mais respectueuses de la santé et de l’environnement.

C’est à nous tous d’être tolérants vis à vis de ces herbes vagabondes, parfois indésirables et des services qui sont en charge de l’entretien des espaces publics. Les services municipaux mettent progressivement en place de nouvelles procédures et méthodes de désherbage. Ces modifications demandent une organisation particulière qui se construit et se rode au fil des mois et des années.

Mais c’est aussi à chaque résident de participer, chacun à sa mesure, à un meilleur respect de notre santé et de notre environnement direct. Alors, changeons notre regard et considérons ces herbes un peu folles comme une richesse exceptionnelle et non comme une nuisance quotidienne.

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